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Contrôle de réception matière : cinq vérifications qui évitent une série perdue

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Corentin Plaine
Fiche de contrôle de réception d’un lot de matière avec points vérifiés

Un défaut matière découvert en cours d’usinage a déjà coûté du temps machine. Cinq minutes de contrôle à la réception suffisent le plus souvent à l’éviter.

Vérifier le document avant la matière

Le certificat matière indique la nuance, la coulée et les caractéristiques mécaniques. Sans lui, aucune traçabilité n’est possible, et une réclamation client devient impossible à instruire, comme le rappelle la traçabilité du dossier de fabrication .

La cohérence entre le certificat, le bon de livraison et la commande se contrôle en quelques secondes. C’est là que se détectent les erreurs de nuance, plus fréquentes qu’on ne le croit.

Diamètre, longueur, rectitude

Un diamètre en limite basse de tolérance interdit parfois la cote finie. Une barre non rectiligne provoque des vibrations en tournage et dégrade l’état de surface, sujet développé dans l’obtention de l’état de surface demandé .

Les longueurs utiles conditionnent la gamme de débit et le nombre de pièces par barre : une différence de vingt centimètres change le rendement matière de toute la série.

L’état de surface du brut

Corrosion, traces de manutention, calamine ou coups modifient l’usinage de la première passe et peuvent marquer une surface finie. Un tri à la réception est plus économique qu’un tri en fin de gamme.

Les lots douteux se signalent physiquement, se rangent séparément et ne repartent en production qu’après décision. Faute de quoi ils réapparaissent au pire moment.

Enregistrer pour tenir le fournisseur

Un écart constaté et enregistré permet une réclamation étayée. Répétés, ces enregistrements servent à évaluer un fournisseur sur des faits, pas sur une impression.

Le suivi peut rester léger : référence, coulée, date, écart constaté, décision prise. Quelques champs par lot, dans le même esprit que le suivi des stocks matière .

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