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Gérer ses stocks matière et consommables sans logiciel coûteux

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Corentin Plaine
Écran de suivi des stocks matière avec niveaux et seuils de réapprovisionnement

Une rupture de barres arrête une machine ; un stock trop large immobilise de la trésorerie. Entre les deux, un seuil calculé sur la consommation réelle suffit à décider.

Le coût d’une rupture n’est pas celui de la matière

Quand une référence manque, ce n’est pas le prix de la barre qui coûte, c’est la machine arrêtée, l’ordre de fabrication décalé et parfois la pénalité de retard. Ce coût ne figure nulle part dans les comptes, ce qui explique qu’il soit rarement traité.

À l’inverse, un stock large sécurise la production mais fige de la trésorerie et occupe de la place. La question n’est donc pas d’avoir beaucoup de matière, mais d’avoir la bonne quantité au bon moment.

Un seuil se calcule, il ne s’estime pas

Le seuil de réapprovisionnement dépend de trois valeurs simples : la consommation moyenne sur une période représentative, le délai réel du fournisseur, et une marge de sécurité proportionnelle à l’irrégularité observée. Huit semaines de consommation suffisent généralement à obtenir une base fiable.

Ces trois valeurs existent déjà dans les bons de sortie et les factures, au même endroit que les données servant au contrôle de réception matière . Les reprendre une fois permet de fixer des seuils qui ne dépendent plus de la mémoire d’une personne.

La saisie doit rester légère

Un système de stock ne tient que si la sortie de matière prend quelques secondes au poste. Toute saisie qui demande de quitter la machine ou d’ouvrir plusieurs fichiers finit par être abandonnée, et les quantités affichées deviennent fausses.

Une liste courte, des unités réelles et des emplacements nommés comme dans l’atelier valent mieux qu’un catalogue exhaustif que personne ne met à jour.

Rendre les seuils visibles

L’intérêt d’un seuil est de déclencher une commande avant l’urgence. Il doit donc être lu sans effort : niveau affiché, référence sous seuil signalée, et pas de calcul à refaire.

À ce stade, un outil construit sur vos propres références et vos propres emplacements suffit. La dépense d’un logiciel de gestion complet ne se justifie que lorsque les flux dépassent ce que ce suivi permet de tenir.

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