Lire un tolérancement géométrique : références, cadres et pièges courants
×Une tolérance géométrique sans référence n’est pas contrôlable. Mal interprétée, elle conduit à refuser des pièces bonnes ou à livrer des pièces qui n’assemblent pas.
Le cadre de tolérance se lit dans l’ordre
Symbole, valeur, puis références : cet ordre donne la nature du défaut contrôlé, son amplitude admise et les surfaces depuis lesquelles il se mesure. Une localisation de 0,03 relative aux références A, B et C n’a rien à voir avec la même valeur sans référence.
C’est la raison pour laquelle un même plan peut être déclaré conforme par un atelier et non conforme par un autre : la mise en position au contrôle diffère.
Les références déterminent le montage de contrôle
Une surface de référence primaire bride trois degrés de liberté, la secondaire deux, la tertiaire un. Le montage de contrôle doit reproduire cet ordre, sinon les valeurs relevées ne signifient rien.
Cette exigence appartient au plan de contrôle, sujet traité dans la construction d’un plan de contrôle , et pas à l’improvisation du contrôleur.
Trois confusions fréquentes
Confondre planéité et parallélisme, appliquer une tolérance de forme à un élément de taille, ou interpréter une localisation comme une tolérance sur une cote : ces trois erreurs conduisent à des tris faux dans les deux sens.
La règle de l’enveloppe et les modificateurs de matière, souvent ignorés, changent l’intervalle réellement admis. Quand un doute subsiste, la question se pose au client avant la série, pas après.
Traduire le plan en moyens
Chaque tolérance géométrique doit correspondre à un moyen de contrôle réaliste : comparateur sur marbre, montage dédié, machine tridimensionnelle. Si aucun moyen disponible ne permet la mesure, la spécification n’est pas tenable en l’état.
Cette traduction se fait à l’industrialisation, en même temps que la gamme, comme le décrit les cinq étapes de l’industrialisation .