Construire un plan de contrôle réellement utilisable au poste
×Un plan de contrôle qui demande de mesurer trente cotes sur chaque pièce n’est pas appliqué. Un plan qui hiérarchise les cotes l’est, et détecte davantage de défauts.
Toutes les cotes ne se valent pas
Sur un plan, quelques cotes conditionnent la fonction de la pièce et son assemblage ; les autres sont dimensionnelles sans être critiques. Les traiter identiquement conduit à un contrôle long, donc appliqué partiellement, donc peu fiable.
La hiérarchisation se fait avec le client quand elle est possible, sinon par analyse fonctionnelle : ajustements, portées, entraxes et références de mise en position d’abord.
Associer un moyen et une fréquence à chaque cote
Une cote critique justifie un contrôle à cent pour cent avec un moyen rapide, un tampon ou un comparateur sur montage. Une cote secondaire se contrôle par prélèvement, avec un moyen plus lent mais plus précis.
Écrire le moyen dans le plan de contrôle évite la dérive la plus courante : la même cote vérifiée au pied à coulisse par une équipe et au micromètre par une autre, avec des résultats non comparables.
Rendre l’autocontrôle possible
L’opérateur au poste détecte un défaut plus tôt que n’importe quel contrôle final. Encore faut-il qu’il dispose du moyen à portée de main, d’une valeur cible claire et d’une consigne explicite en cas de dépassement.
Un plan de contrôle qui ne dit pas ce qu’il faut faire quand la cote sort n’est qu’une feuille de relevé. La règle d’arrêt et la personne à prévenir en font partie.
Vivre avec la série
Un plan de contrôle se révise quand un défaut apparaît, quand un moyen change ou quand une exigence client évolue. Il porte donc un indice et une date, comme le plan de la pièce.
Les relevés se conservent par ordre de fabrication : c’est ce qui permet de répondre à une réclamation et de calculer une capabilité sans campagne de mesures supplémentaire.