Implantation du poste : les mètres parcourus sont du temps de cycle
×Un opérateur qui marche trente mètres par pièce ne produit pas pendant ce temps. Rapprocher les moyens du poste coûte rarement quelque chose et se mesure immédiatement.
Mesurer avant de réorganiser
Le relevé se fait en suivant un cycle complet : chaque déplacement vers les outils, le poste de contrôle, le bac de brut ou le poste voisin. Le total surprend presque toujours, y compris les opérateurs eux-mêmes.
Ce relevé s’intègre naturellement à l’analyse décrite dans ce que vaut une seconde de temps de cycle : les mètres parcourus sont du temps machine perdu quand ils tombent pendant le cycle.
Ce qui doit être à portée de main
Les moyens utilisés à chaque pièce se placent dans le rayon immédiat : instruments de contrôle, clés de bridage, plaquettes de rechange, documents de production. Ce qui sert une fois par série peut rester plus loin.
La distinction entre les deux catégories est la seule règle utile. Elle évite le rangement uniforme qui éloigne l’essentiel autant que l’accessoire.
Le contrôle au poste plutôt qu’au marbre
Déplacer une pièce vers un poste de contrôle éloigné retarde la détection d’un défaut et allonge le cycle. Un moyen simple au poste, choisi selon la tolérance comme l’explique le choix des moyens de contrôle , résout la plupart des cas.
Le marbre reste nécessaire pour les contrôles géométriques et les prélèvements, pas pour la vérification courante d’une cote.
Figer ce qui a été gagné
Une implantation revient à son désordre initial si les emplacements ne sont pas nommés et marqués. Un tracé au sol, une plaque de rangement et une photo de référence suffisent.
Le gain se vérifie en refaisant le relevé un mois plus tard, sur le même cycle. C’est la seule preuve que l’organisation tient.